Le Maroc et Israël parviennent à une normalisation diplomatique

Le Maroc et Israël parviennent à une normalisation diplomatique
Le gendre du président sortant Donald Trump, Jared Kushner, est entouré du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et du conseiller à la sécurité nationale israélien Meir Ben Shabat à Rabat, le 22 décembre 2020.

C’est la première fois qu’un vol commercial en provenance d’Israël atterrit sur le sol marocain. L’avion israélien El Al a atterri, mardi 22 décembre, à Rabat, dans le premier chapitre du rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays. Jared Kushner, gendre et conseiller de Donald Trump sortantLe conseiller à la sécurité nationale de Benjamin Netanyahu, Meir Ben Shabat, était dans l’avion pour une visite qui a duré quelques heures dans le royaume.

On s’attend à ce que ce soir, au Palais Royal de Rabat, une rencontre royale avec Mohammed VI ait lieu, qui aboutira à la signature de plusieurs accords bilatéraux. “Il s’agit d’investissements dans les secteurs de l’agriculture, de la gestion de l’eau, de l’aviation civile et bien sûr de la coopération sur la question des visas.”Définit un officiel à Rabat. La ministre marocaine du Tourisme, Nadia Fattah Al-Alawi, a déclaré à la télévision israélienne que le Royaume était prêt à recevoir 200 000 touristes israéliens par an via des compagnies aériennes directes, proposant des exemptions de visa pour les citoyens israéliens.

Cette visite intervient quelques jours après l’annonce, le 10 décembre, de la reprise des relations entre le Maroc et Israël, en échange de la reconnaissance par Washington de la souveraineté du royaume sur le Sahara occidental. L’accord prévoit la réouverture des bureaux diplomatiques à Tel Aviv et Rabat, ainsi que le développement de la coopération économique bilatérale avec l’État hébreu.

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Outre le facteur diplomatique, l’accord avec Israël ouvre des perspectives économiques encourageantes pour le Maroc. A un moment où le royaume traverse une crise économique très grave, les investissements israéliens et l’aide américaine donnent un aperçu de la liquidation. “Un observateur marocain confirme. Les États-Unis, qui ont annoncé l’ouverture d’un consulat à Dakhla (Sahara occidental), prévoient de lancer un programme d’investissement de plusieurs milliards de dollars visant à dynamiser le secteur bancaire, le tourisme et les énergies renouvelables. “Nous avons fait beaucoup d’investissements dans les coulisses du Maroc. C’est une porte vers l’Afrique, ce sont de grands alliés des Etats-Unis.”Pendant le voyage, le directeur exécutif du DFC, Adam Buhler, a déclaré à l’AFP.

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Rabat n’a pas rompu ses liens avec Israël

Le Maroc, qui a fermé ses bureaux de liaison au début des années 2000 après le déclenchement de la deuxième Intifada, n’a pas rompu ses liens avec Israël. Il faut admettre que le Maroc n’a pas attendu la normalisation pour entretenir des relations, qu’elles soient commerciales ou diplomatiques. Les Israéliens ont continué d’investir au Maroc même après la scission officielle. “Diplomate fait confiance. Selon des statistiques récemment publiées par les médias marocains, ces échanges auraient représenté 149 millions de dollars entre 2014 et 2017. Un bulletin de la Chambre de commerce franco-israélienne a également confirmé que le Maroc fait partie des cinq plus importants clients africains d’Israël. .

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